Record de plongée, mystères et monstres marins du lac Labynkyr (Russie)

Tatiana Nefedova, géographe à l’Institut de Géographie de l’Académie des Sciences de Russie a annoncé que “Le chef d’un groupe de chercheurs de la Société géographique de Russie, Dmitri Chiller, a effectué une plongée au fond d’un des lacs les plus froids au monde afin de procéder à des recherches scientifiques. La plongée (59,60 m de profondeur) pourrait figurer au livre Guinness des records

Le lac Labynkyr d’une longueur de 14,3 km, une largeur d’environ 4 km et une profondeur moyenne de 52,6 m, où jamais personne n’aurait effectué de plongée est perché à 1020 m d’altitude intéresse les géographe Russes puisqu’il semble receler bien des mystères.

1/ Tout d’abord, le lac Labynkyr gèle toujours très lentement et plus tardivement que les lacs voisins, sans que les scientifiques n’arrivent encore à l’expliquer à part l’évocation de sources chaudes en profondeur..

2/ De nombreuses rumeurs, témoignages et récits disent que ce lac qui abriterait un “monstre” marin surnommé le monstre du Loch Ness russe ou Le Diable…C’est ce qu’a voulu vérifier Lyudmila Emeliyanova, professeur agrégé de biogéographie lors d’une expédition scientifique de plusieurs jours sur les eaux du lac en 2012. Et effectivement, elle a détecté au sonar des formes denses, distinctes et massives (de 6,5 à 2,5 m de long) sous son embarcation dont les caractéristiques écartent toute confusion avec un banc de poissons, un gros poisson connu ou un tronc d’arbre par exemple. C’est ce que révèle la scientifique dans un article au Times de Sibérie. Déjà en 2000 et 2006 des chercheurs avaient  pu lire des échos similaires au sonar.

Echo sonar enregistré par Lyudmila Emeliyanova © veslo.ruEcho sonar enregistré par Lyudmila Emeliyanova  © veslo.ru

La Société géographique de Russie nous livre cet extrait du journal du géologue Viktor Tverdokhlebov, chef de la division géologique de la Direction de la Sibérie orientale de l’Académie des Sciences de l’URSS. C’était en juillet 1953 :”… C’était une bête. Elle s’est déplacée en arc de cercle, d’abord le long du lac, puis directement vers nous. Dès qu’elle s’approchait, nous étions pris d’une torpeur étrange, la même qui survient dans le froid. Au-dessus de l’eau se dressait une forme ovale et grise, un peu sombre. On pouvait distinguer clairement deux taches blanches symétriques, semblables aux yeux de l’animal, et de son corps dépassait quelque chose comme un bâton, sa nageoire peut-être ?… Nous n’avons vu qu’une petite partie de l’animal, mais on sentait la présence d’un corps très massif. Il y avait un prédateur devant nous, sans aucun doute, l’un des prédateurs les plus puissants du monde …

3/ Ce lac contiendrait environ 13 espèces de poissons différents mais aucune espèce végétale, alors que certaines espèces sont connues pour être herbivores. L’hypothèse des scientifiques est que des galeries souterraines pourraient relier les nombreux lacs de la région et offrir ainsi des plantes aquatiques aux poissons qui s’en nourrissent.

Bien que les résultats de cette mission des plongeurs de la Société géographique russe ne soient pour l’instant que partiellement divulgués. On sait que le fond du lac n’a pas pu être atteint, que des échantillons de plantes aquatiques ont été rapportées, preuve que la végétation existe bien.
Et, que selon la Société géographique de Russie, les scanners sous-marins des plongeurs auraient détecté des dents et le squelette d’un animal de grande taille

En attendant de nous en dire un peu plus les géographes préparent leur dossier pour faire homologuer leur plongée dans le livre Guinness des records en tant que “première plongée dans un plan d’eau naturel dans la région la plus froide du monde.”

Source : notre-planete.info
Source : Société géographique de Russie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *