Des scientifiques pensent avoir percé le secret de l'odeur de la mort

Quelle est la composition chimique de l’odeur de la mort? Des chercheurs belges ont réussi à comprendre pourquoi le corps humain dégage une odeur si particulière après la mort.

Une équipe de chimistes de l’Université de Louvain en Belgique ont pu comprendre les raisons de la forte odeur diffusée par un corps humain en décomposition. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans la revue Plos One le 16 septembre 2015. Selon les chercheurs, un corps humain en décomposition émet une odeur caractéristique, bien différente de celle des animaux et pour cause : cinq composés chimiques se retrouvent chez les humains, mais pas chez les animaux.

Des tests sur des cadavres

Les chimistes ont alors mené des tests assez glauques pendant six mois sur des cadavres en décomposition, soit 6 corps humains et 26 cadavres d’animaux en tout genre (de tortue, lapin, cochon, grenouille ou encore de souris). Les gaz libérés ont alors été récupérés et leur composition étudiée.

Pas moins de 452 composés chimiques ont été identifiés : tous n’étaient pas présents chez chaque espèce et chaque cadavre. Les chercheurs, en comparant les résultats obtenus, ont pu mettre en lumière une combinaison de huit composés permettant de différencier l’odeur de l’être humain et du cochon par rapport à l’intégralité des autres espèces. Ce n’est pas étonnant puisque l’homme et le cochon partagent des similarités biologiques, dont la flore intestinale par exemple. Finalement, cinq composés caractérisent vraiment l’odeur d’un corps humain en décomposition, il s’agit d’esters, molécules entrant dans la composition de l’arôme des fruits, également présents dans la graisse animale.

Une application originale de cette découverte

« Le mélange de ces composés pourrait être utilisé dans le futur pour entrainer plus spécifiquement des chiens à rechercher des cadavres » explique la chimiste belge Eva Cuypers, également co-auteur de l’étude.

Cette découverte parait donc moins superflue qu’elle en a l’air, puisqu’une application sérieuse est envisagée. Il est même possible qu’un genre de nez électronique soit dans le futur développé, dans le but de remplacer les chiens policiers. Cependant, les chercheurs indiquent que les résultats obtenus doivent être plus poussés, puisqu’ils n’ont pu travailler que sur des échantillons humains, et non des corps entiers.

Eva Cuypers explique, en conclusion :

« La prochaine étape de notre recherche est de voir si les mêmes composés sont découverts dans des corps en décomposition enterrés et si les chiens entrainés avec ce mélange répondent plus spécifiquement aux corps humains en décomposition »

Sources : Maxi Sciences — Sciencepost

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