Un maire de Seine-et-Marne sanctionné pour avoir parrainé Marine Le Pen

Le conseiller départemental du canton de Fontainebleau, Pierre Bacqué, a été démis de sa délégation de président du Service départemental d’incendie et de secours du 77 pour avoir parrainé la candidate frontiste. Il prône «l’éthique démocratique».

Pierre Bacqué était initialement président du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne et conseiller départemental du canton de Fontainebleau. Mais pour avoir donné son parrainage à Marine Le Pen, sa délégation de président du Sdis lui a été immédiatement retirée par le président (LR) du département Jean-Jacques Barbaux, qui l’a lui-même annoncé dans un communiqué.

Ce dernier y explique ne pas pouvoir cautionner le geste de Pierre Bacqué qui, selon lui, serait «contraire aux valeurs que la majorité départementale de la droite et du centre défend jour après jour».

Jean-Jaques Barbaux considère ainsi qu’il «ne peut pas exposer cette grande institution qu’est le Service départemental d’incendie et de secours aux aléas et controverses que ne manqueraient pas de générer la position de son actuel président».

«Je me place dans une éthique purement démocratique et non partisane […] Je n’adhère pas au Front national, mais lui donne mon parrainage, c’est aussi simple que ça», affirme Pierre Bacqué.

«Apporter un parrainage est une démarche individuelle mais ici il y a un réel geste politique», a indiqué une source anonyme au sein du conseil départemental de Seine-et-Marne au quotidien La République, ajoutant que le Sdis 77 était «un établissement public complexe que l’on ne [pouvait] pas exposer».

Le désormais ex-président du Sdis 77 affirme quant à lui avoir agi par éthique purement démocratique. Bien que se défendant d’être proche des idées du Front national, «à part ce qui concerne le monde rural», Pierre Bacqué, 68 ans, maire du Vaudoué depuis 1989, dit trouver inadmissible que Marine Le Pen, une candidate d’un parti qui va récolter selon lui, pas moins de 40% des suffrages au deuxième tour de la présidentielle, ne parvienne toujours pas à obtenir ses 500 parrainages. Il rappelle par ailleurs qu’un parrainage n’est pas un soutien.

Visiblement agacé par la décision du président du département, dont il assure par ailleurs apprécier le travail, Pierre Bacqué déplore que Jean-Jaques Barbaux puisse décider de l’écarter, alors même que la réputation du parti Les Républicains est entachée par les déboires judiciaires de François Fillon.

«Lorsque l’on représente un mouvement politique qui s’accommode des problèmes de Monsieur Fillon, on évite de parler de valeurs. Je suis simplement fatigué d’avaler des couleuvres. Pour moi, la démocratie, c’est la liberté de penser. Et mon cas prouve que l’on peut encore prendre des risques à mon âge», a-t-il déclaré.

Le parrainage a été officialisé vendredi 3 mars par Marine Le Pen en personne, à la mairie du Vaudoué, à 15h30, avant une conférence de presse de la candidate frontiste sur le thème de «la révolution de la proximité».

Source

Pour Jean-Jacques Barbaux président (LR) du département de la Seine-et-Marne donner son parrainage à un parti politique autre que le sien est “contraire aux valeurs que la majorité départementale de la droite et du centre…”. pas très belles et Républicaines comme valeurs et surtout très antidémocratiques. Rappelons quand même à Monsieur Barbaux que faire pression pour empêcher un parti politique représentant plus de 40% des électeurs d’un pays, de participer à une élection est digne des pires dictateurs et ne ce voit justement, que dans les pires dictatures.

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