Pour le député de l’Eure Bruno Le Maire, les hommes politiques sont « dépressifs ou alcooliques »

Dans un livre à paraître le 29 mars 2017 sur sa campagne pour la primaire de la droite, on découvre l’analyse singulière du député de l’Eure, Bruno Le Maire sur le monde politique.

Un regard cruel… mais réaliste ? Pour le député de l’Eure Bruno Le Maire, les hommes politiques sont « dépressifs ou alcooliques ». Une analyse relayée dans un ouvrage relatant sa campagne pour la primaire de la droite et du centre, que révèle Le Lab d’Europe 1.

« La politique, ça écrase tout le reste de la vie »

Dans son livre Divine Comédie, à paraître le 29 mars 2017, la journaliste et romancière Gaël Tchakaloff revient sur la campagne du député de l’Eure pour être candidat à la présidentielle.

Au lendemain du premier débat entre les sept candidats, Bruno Le Maire semble désabusé. « Je n’ai pas réussi à mettre mes tripes sur la table », reconnaît-il ce 16 octobre 2016.

« La politique, ça écrase tout le reste de la vie, ça absorbe tout, ça prend tout, ça vole tout. Si je perds, j’aurai dilapidé tout ce temps, sans ma femme, sans mes enfants, en pure perte, décrit-il à la journaliste lors d’un trajet en voiture. »

Les hommes politiques « dépressifs ou alcooliques »

L’élu LR va plus loin dans son analyse amère du monde politique. «La politique, ça attire les névrotiques. On l’est tous. Ce n’est pas la politique qui rend névrotique, on l’est avant, on s’y retrouve. Les deux névroses les plus courantes en politique, c’est le narcissisme, évidemment, et la haine de soi. Le pouvoir, c’est la guérison de la haine de soi », philosophe-t-il avant d’ajouter :

« Les hommes politiques, ils sont dépressifs ou alcooliques. Parce que la folie de la politique, c’est qu’il ne faut jamais voir les choses telles qu’elles sont, il faut se projeter au-delà, nier la réalité. Et, en même temps, il faut être lucide sur la réalité. C’est la dissociation permanente, le décalage entre ta réalité et ton rêve. Les deux ne coïncident jamais sauf le jour où tu es élu. C’est pour cela qu’après, ça crée la dépression.»

On ne sait pas en revanche dans quel camp se situe Bruno Le Maire. Toujours est-il qu’avec sa quatrième place et son score de 2,4% à la primaire de la droite et du centre, il a toutes les raisons de se montrer cynique, lui qui se voyait en troisième homme de cette campagne.

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