Usage de substances prohibées : plus de 140 produits cosmétiques retirés du marché

Plus de 140 références de produits cosmétiques contenant des substances prohibées ont été retirés des rayonnages suite à un contrôle, a annoncé jeudi 26 octobre 2017 la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Plus de 140 références de produits cosmétiques contenant des substances prohibées ont été retirés des rayonnages suite à un contrôle de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ces contrôles, menés chez des fabricants et au niveau de la distribution, font suite à l’alerte lancée par  l’UFC Que Choisir en février puis juin 2017.

Plus de 1000 produits épinglés par l’UFC Que Choisir

L’association UFC Que Choisir avait indiqué avoir répertorié 1026 produits cosmétiques renfermant un ou plusieurs ingrédients indésirables et pourtant toujours en vente en France. Parmi eux, 23 contenaient deux substances interdites depuis respectivement le 12 février 2017 et le 30 juillet 2015, en raison “des réactions allergiques qu’elles peuvent causer” : le methylisothiazolinone (MIT) et l’isobutylparaben. Le contrôle de la DGCCRF suite à ces révélations a ainsi identifié plus de 140 produits cosmétiques contenant des conservateurs interdits et pourtant toujours commercialisés. Ces produits ont fait l’objet d’une prescription de retrait immédiat.

Etiquetages erronés et méconnaissance de la réglementation

En creusant la responsabilités des différents acteurs de la chaîne de distribution de ces produits (fabricants, distributeurs…), la DGCCRF a découvert que de nombreux lots portaient d’anciennes étiquettes mentionnant la présence de substances interdites alors même que les produits avaient été reformulés et n’en contenaient plus. Il s’agit là d’une négligence dans la mise en œuvre des nouveaux conditionnements. D’autres produits, en revanche, contenaient effectivement des conservateurs prohibés, soit par méconnaissance de la réglementation par les distributeurs et en l’absence de “consignes claires” de la part des fournisseurs, soit par volonté « d’écouler les stocks jusqu’à une date très proche de l’entrée en vigueur » de l’interdiction.

Enfin, deux fabricants ont été épinglés pour avoir “poursuivi l’utilisation et la commercialisation de ces conservateurs” après leur interdiction. Les concernant, “des procès-verbaux d’infraction seront transmis prochainement à la justice”, a précisé la DGCCRF.

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