Marseille : l’auteur des tags «juif» considérés «antisémites» est un membre de la communauté juive

Le Crif s’était indigné d’une série de tags qui ne comportait que le mot «juif» à Marseille, dénonçant des inscriptions «antisémites» qui rappelaient Berlin dans les années 1930. Il s’agissait en fait de la signature de leur auteur, lui-même juif.

La ville de Marseille, plongée dans un profond émoi depuis plusieurs jours suite à la découverte de tags portant l’unique inscription «juif» sur la devanture de plusieurs magasins, est soulagée. Non, elle n’est pas en train de revivre «les heures les plus sombres de l’Histoire», comme le craignait le Crif dans un communiqué daté du 22 novembre.

L’enquête sur cette série de tags, en grand format et de couleurs différentes, qui avait débuté mi-novembre, a finalement connu un épilogue heureux. Face à l’ampleur et à la médiatisation que connaissait son œuvre, l’auteur des graffitis – réalisés à des dates variées et de façon aléatoire, l’un d’eux ayant par exemple été dessiné sur la devanture d’un restaurant chinois – s’est lui même dénoncé à la police.

Selon une source proche du dossier cité par l’AFP, il n’y a «a priori» aucun motif politique derrière son action. Et pour cause, le taggeur est lui-même juif, et l’inscription controversée ne serait que sa signature. «Il voulait rendre une sorte d’hommage en taguant ainsi et il n’avait pas mesuré l’émotion que ça allait susciter. Devant l’ampleur prise par l’affaire, il est allé voir les membres de la communauté pour s’expliquer et a décidé ensuite de se rendre»rapporte ainsi La Provence le 24 novembre.

Le Crif, qui avait dressé un parallèle avec le Berlin des années 1930, qualifiant ces graffitis d’«antisémite» et qui avait annoncé avoir porté plainte, a malgré tout jugé bon de rappeler que «minimiser la gravité de ces agissements reviendrait à cautionner», dans un communiqué le 24 novembre.

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