ROYE (80) 4 morts (1 gendarme) et 3 blessés graves (1 gendarme) dans une fusillade

Ce mardi après-midi à 16h30, les gendarmes sont intervenus pour une fusillade à Roye, en Haute-Somme, à l’est du département, sur un terrain occupé par la communauté des gens du voyage.

Bilan    : quatre morts, dont un gendarme.

Selon la Préfecture de la Somme, la fusillade a fait quatre morts  : un homme d’une soixantaine d’années, une femme et un bébé de six mois, tous trois de la communauté des gens du voyage. La quatrième victime est un gendarme, il avait été placé en « état d’urgence absolu ».

Trois autres personnes ont été grièvement blessées  : l’auteur de la fusillade, un enfant et un gendarme. Ce dernier a été blessé au bras et transporté au CHU d’Amiens. Ses jours ne sont pas en danger. Il devrait sortir de l’hôpital ce soir.

Le forcené, issu de la communauté des gens du voyage, est hospitalisé, dans un état grave. Quant à l’enfant de 3 ans, il devait subir une intervention chirurgicale dans la soirée. Son état est jugé stationnaire.

De nombreux militaires sont présents sur la zone de la fusillade. Tout le secteur a été bouclé.

Bernard Cazeneuve au CHU d’Amiens


Fusillade à Roye : arrivée de Bernard Cazeneuve… par courrier-picard

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, est arrivé vers 22 heures au CHU d’Amiens. Il doit rendre visite aux blessés de la fusillade, a annoncé le porte-parole de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet. Le ministre s’est exprimé  : «  c’est une affaire tragique. J’ai vu une famille brisée, effondrée : trois personnes de la même famille décédées. J’ai vu la famille du gendarme qui a perdu la vie. Un gendarme est blessé, des gendarmes sont choqués. Le personnel de l’hôpital se bat pour sauver des vies. »

Un gendarme et un enfant de trois ans, tous deux grièvement blessés, sont actuellement soignés au CHU d’Amiens.

L’auteur des coups de feu, qui a apparemment agi seul fait partie de la communauté des gens du voyage. Il a aussi été gravement blessé par les gendarmes et été hospitalisé.

Dans un tweet, Bernard Cazeneuve a indiqué  :

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L’hôpital d’Amiens bouclé après la fusillade à… par courrier-picard

Marine Le Pen dénonce «l’ensauvagement de la société»

La présidente du FN, Marine Le Pen, a jugé mardi que la fusillade survenue dans la Somme, faisant quatre morts dont un gendarme, était «un symptôme de l’ensauvagement insupportable de notre société» et demandé une «augmentation des effectifs» des forces de l’ordre.

«Ces événements très graves sont un symptôme de l’ensauvagement insupportable de notre société, qui ne trouve face à lui que laxisme, lâcheté et démission», a-t-elle déploré dans un communiqué où elle présente ses condoléances aux proches des victimes.

«Les autorités laissent prospérer des trafics, acceptent que des armes circulent, n’écoutent pas la colère des riverains, tolèrent des bagarres entre bandes et des nuisances pourtant inadmissibles», a-t-elle ajouté

«Ce drame est aussi la conséquence de l’effondrement du respect dû aux forces de l’ordre et de leur désarmement moral», a-t-elle poursuivi. «Les effectifs de force de l’ordre doivent être augmentés au niveau de l’insécurité en France, après des années d’affaiblissement sous Sarkozy puis Hollande».

Hollande et Valls expriment leur émotion

François Hollande et Manuel Valls ont exprimé leur émotion mardi soir, après la fusillade de Roye (Somme) qui a coûté la vie à quatre personnes dont un gendarme.

«Mes pensées vont aux familles, aux victimes et au gendarme abattu en servant la France», a déclaré Manuel Valls sur Twitter. Une querelle qui a éclaté au sein d’un camp de gens du voyage a fait quatre morts dont une femme, un enfant en bas âge et un gendarme. Trois autres personnes ont été grièvement blessées, dont un autre gendarme, un enfant et l’homme qui aurait déclenché la fusillade.

«Le Président de la République tient à saluer le courage et l’engagement des forces de la gendarmerie et leur apporte tout son soutien dans cette épreuve», a réagi l’Elysée dans un communiqué.

«Le Chef de l’Etat fait part de toute sa solidarité aux familles des victimes et à leurs proches», conclut la présidence.

« Une affaire absolument dramatique » pour Bernard Cazeneuve

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a qualifié mardi d’affaire «absolument dramatique» la fusillade dans la Somme qui a fait quatre morts et trois blessés graves, dans un camp de gens du voyage.

«Un homme est entré dans une aire de gens du voyage à Roye dans la Somme. Il a tué froidement un bébé de six mois, une femme, un homme et il a blessé plusieurs personnes, deux gendarmes, dont l’un très grièvement, ainsi qu’un autre enfant de trois ans», a déclaré le ministre à la presse.


Fusillade dans la Somme: Cazeneuve exprime “sa… par BFMTV

Bernard Cazeneuve a exprimé sa «tristesse» et sa «compassion à l’égard de la famille qui a été décimée par ce tueur», et sa «gratitude» pour le courage des gendarmes qui se sont «courageusement interposés pour éviter un drame plus grave encore».

«C’est une affaire absolument dramatique qui suscite une considérable émotion», a souligné le ministre.

L’enfant gravement blessé était en arrêt cardiaque et a été mis sous assistance ventilatoire, selon la préfecture.

Une violente querelle aurait éclaté au sein du camp de gens du voyage, situé près de l’autoroute A1. Un homme, peut-être sous l’emprise de la boisson, a ouvert le feu, alors que des gendarmes, prévenus, s’étaient rendus sur les lieux, d’après les premiers éléments recueillis sur place par des journalistes.

La gendarmerie se situe à proximité de l’aire où séjournaient les gens du voyage.Elle n’était pas en mesure de préciser dans l’immédiat l’identité ou les motivations du tireur.

Accès à l’hôpital bloqué

Plus de 20 policiers armés, dont certains en tenue anti-émeutes, sont stationnés devant le centre hospitalier Sud d’Amiens. Les entrées sont filtrées.

Le personnel du CHU d’Amiens Sud a demandé aux personnes présentes dans la salle d’attente des urgences (les accompagnants des patients) de quitter la salle. L’hôpital s’attend à une arrivée massive des proches des victimes de la fusillade.

La presse prise à partie

Sur place, un journaliste du Courrier picard a été victime de menaces et poursuivi. Peu avant 19 heures, alors qu’il prenait une photo d’un hélicoptère au décollage, cinq à six membres de la communauté des gens du voyage l’ont enjoint à « dégager » avant de le menacer de représailles. Le journaliste du Courrier picard a alors réussi à les semer en courant pour rejoindre sa voiture et filer.

Nos confrères de France 3 Picardie ont également été pris à partie, tout comme un journaliste d’Europe 1 et un autre de RTL.

 

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Source: courrier-picard.fr

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