Les testicules protègent les spermatozoïdes de nos propres défenses immunitaires !

Une nouvelle étude atteste que des cellules relatives à l’immunité apparaissent à la puberté afin d’empêcher le corps de rejeter les spermatozoïdes nouvellement créés. Ces cellules sont de véritables anges-gardiens de la vie !

Les testicules contiennent deux types de macrophages, des cellules particulières endossant dans ce cas précis le rôle de gardiennes de la fertilité. Cette trouvaille faite par chercheurs du CNRS au Centre d’immunologie de Marseille-Luminy (CNRS/INSERM/Aix-Marseille Université) s’accompagne d’une autre découverte : les deux types de macrophages évoqués ici ont une localisation et une origine différentes adaptées à leur fonction.

« S’ils sont capables de s’infiltrer sur les sites infectieux pour phagocyter et détruire les agents pathogènes, les macrophages peuvent aussi moduler l’activité du système immunitaire pour protéger le bon fonctionnement et la régénération des organes », peut-on lire dans une publication du CNRS.

Ces recherches mises en lumière dans une publication du 7 août 2017 du Journal of Experimental Medicine stipulent que les macrophages situés près des cellules produisant la testostérone ont une origine embryonnaire. En revanche, les macrophages se trouvant autour des tubes séminifères (là où sont produits les spermatozoïdes) sont issus de la moelle osseuse. Ces derniers apparaissent dans les testicules de souris âgées de deux semaines, l’équivalent de la puberté chez l’homme, soit la période durant laquelle le sperme commence tout juste à être produit.

Il faut savoir que le sperme apparaît dans l’organisme après que le système immunitaire se soit mis en place. Ainsi, ce dernier pourrait considérer le sperme comme exogène et tenter de s’y attaquer pour le détruire. C’est pour cette raison que les macrophages sont produits, car selon les chercheurs, leur rôle pourrait être de contrer ce type d’attaque.

Qui a dit que le corps humain n’était pas intelligent ? Les chercheurs poursuivent actuellement leurs recherches qui devraient selon eux permettre d’envisager la mise au point de traitements capables de résoudre certains cas d’infertilité masculine.

Sources : CNRS – Science & Vie

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