La justice convoque Marine Le Pen à une expertise psychiatrique

La patronne du RN dénonce cette convocation ordonnée dans le cadre de sa mise en examen pour diffusion de photos d’exactions de Daech.

Marine Le Pen va devoir se soumettre à une expertise psychiatrique, a confirmé ce jeudi au Parisien le parquet de Nanterre. La patronne du Rassemblement national (ex FN) a révélé sur Twitter sa convocation prochaine devant une experte de la cour d’appel de Versailles, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la diffusion de photos de propagande de Daech sur son compte Twitter.

« C’est proprement HALLUCINANT. Ce régime commence VRAIMENT à faire peur », a déploré Marine Le Pen, dans un tweet signé de ses initiales, publiant l’ordonnance de commission d’expert aux fins d’expertise psychiatrique du magistrat en charge de l’instruction, datée du 11 septembre dernier.

Une expertise systématique dans ce type de dossier

L’experte chargée de cet examen psychiatrique doit notamment vérifier si Marine Le Pen était ou non « atteinte d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement » lorsqu’elle a posté les photos de victimes de l’organisation djihadiste. En clair, la justice veut savoir si la chef de file de l’extrême droite française peut être jugée responsable de ses actes.

Cette demande d’expertise médicale est systématique dans une procédure de ce type, en l’espèce pour diffusion de message violent sur Internet, « en vertu de l’article 706-47-1 du code de procédure pénale », nous précise le parquet de Nanterre.

Ce qui n’a pas empêché Jean-Luc Mélenchon de se dire en « désaccord total avec la psychiatrisation de la décision politique ». « Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politques », a vitupéré le patron du groupe FI à l’Assemblée nationale sur Twitter.

« La psychiatrisation des adversaires était une spécialité soviétique des régimes totalitaires », a renchéri le maire RN de Fréjus, David Rachline. Une disposition que l’ex-sénateur avait pourtant voté en 2016, souligne le Projet Arcadie, un site alimentant une base de données sur les parlementaires français.

« Daech, c’est ça ! »

Le 16 décembre 2015, Marine Le Pen avait tweeté trois photos explicites, en réponse à un journaliste de BFMTV-RMC qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre Daech et le FN. Dénonçant un « dérapage inacceptable », Marine Le Pen avait posté les clichés en répliquant : « Daech c’est ça ! ».

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.

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